Le projet d'ambulance
v Vallée du dadès côté est  v

[Projet mené à son terme]

 

p Sommaire p

Mission PSF du 15 au 20 juin 2003

A)       Correspondants

B)       Objectifs de l’évaluation

C)       Bénéficiaires

D)       Situation géographique

E)       Donnees historiques

F)       Donnees culturelles

G)       Donnees démographiques

H)       Organisation de la politique sociale

I)        Politique nationale et regionale de santé

J)        Situation sanitaire locale

K)       Moyens de subsitance

L)        Immigration

M)       Rencontres

 

Bilan

1)       Ambulance

2)       Dispensaire

 

Annexes

I)               Conditions de réalisation de l’évaluation

II)             Déroulement chronologique de la mission

III)           Recommandations

 

Buget prévisionnel

 

Réalisation (21/11/2005 au 14/12/2005)

I)                Photos ambulance.

II)             Contrôle technique de l'ambulance.

III)           Carte grise de l'ambulance.

IV)           Certificat de don.

V)             Bénéfice de franchise douanière.

VI)           Liste des bénéficiaires de la formation pour l'ambulance.

VII)         L'armement de l'ambulance à  Marseille

VIII)       La formation AFPS

IX)            La fête commémorative

X)              Le rapport de mission de M Boulot

 

Suivi du projet

I)                  Rapport Aït Ouallal

 

 

MISSION PSF DU 15 AU 29 JUIN 2003

Rédaction M Pierre Boulo (Pompiers sans Frontières).

 

     A) CORRESPONDANTS

 


Les membres du bureau de l’association « Ait Oualal »

 

     B) OBJECTIFS DE L’EVALUATION

 

         1°) Formation d’un groupe de personnes sélectionnées à la prévention des accidents : domestiques, agricoles, de loisirs, et à la pratique des gestes de premiers secours (un panel sera choisi dans chaque village).

         2°) Don d’un VSAB (ambulance) pour assurer le secours rapide, donner des moyens et effectuer un transport dans des conditions maximales de rapidité et de confort vers le centre de soins le plus proche.

         3°) Formation du groupe à l’utilisation du matériel équipant l’ambulance et aux règles de transport des malades et blessés.

         4°) Projet de construction d’un dispensaire.

 

    C) BENEFICIAIRES

 

Habitants de la vallée du Dadès, coté est de l’oued Dadès.

Population d’environ huit mille habitants.

Treize villages ou Douars composent 2 communes.

 

    D) SITUATION GEOGRAPHIQUE

Le Maroc, situé au nord ouest de l’Afrique possède des frontières avec l’Algérie et la Mauritanie. Sa superficie est d’environ 710 000 km2. Il est bordé à l’ouest par l’ Océan Atlantique et au nord par la Méditerranée.

Au sud Est de MARRAKECH, au nord est de OUARZAZATE, la vallée du Dadès s’infiltre entre le Haut Atlas et l’Anti Atlas. Cette vallée dite des « Mille Kasbahs », à la frontière du Sahara, accueille des dizaines de villages. C’est une succession de maisons en pisé qui constituent l’architecture des nombreux villages bordés d’un côté par les gorges du Dadès ou les amandiers, les noyers et les peupliers forment des bouquets verdoyants, et de l’autre, les flancs de l’Atlas et du Sagrho rougeoient sous le soleil.

Cette vallée, longue de 150 km, est séparée en deux par l’oued du Dadès. A l’ouest de l’oued, les villages se répartissent au long de la nationale 32 qui joint OUARZAZATE à TENERHIR. Rive est, seule une piste, relie les villages.

La région d’Aït Ouallal est enclavée entre rivière et montagne ; les villageois semblent oubliés des autorités gouvernementales et ne bénéficient que tardivement de la modernisation. Sur 30 km, treize agglomérations regroupent 8000 habitants dont plus d’un tiers ont entre 10 et 20 ans.


Carte de la région du dadès

 


Autre carte de la région du dadès

 

    E) DONNEES HISTORIQUES

Les Grecs anciens parlent de la création du Maroc. Le géant Atlas fut transformé en montagne pour avoir refusé l’hospitalité à Persée, fille de Zeus. L’histoire du Maroc se compose de la mer, de la montagne et du désert.

 L’homme a déjà laissé des traces 800 000 ans avant J. C. Cinq mille ans avant J. C., des nouveaux habitants se mêlent aux premiers hommes. Ce sont les ancêtres des familles berbères.

 L’Atlas révèle des gravures d’écriture libyque inventée par les Berbères. La population du Maroc se forme à partir des invasions d’Ethiopiens, des peuples de l’Atlas, les Atlantes, des Lybiens appelés « Mausuriens ». L’islamisation des populations est menée, dès 682, par le chef arabe Oqba Ben Nafi venu de Tunisie.

 Idriss 1er, descendant d’Ali, fuit l’Arabie en 786 et s’installe au Maroc. Il crée la ville de FES.


Kasbahs

De nombreuses dynasties se succèdent depuis 1055. Les Almoravides, les Almohades, les Mérinides, les Saadiens. De 1660 à nos jours, la dynastie Alovite s’impose.

Le Maroc subira l’occupation étrangère mais proclame son indépendance en 1956 et le sultan Mohammed V monte sur le trône. Hassan II lui succède en 1961, puis Mohammed VI en 1999.

 

    F) DONNEES CULTURELLES

Le peuple berbère a toujours peuplé les montagnes de l’Atlas. On peut le diviser en trois groupes linguistiques : les Berbères du Moyen Atlas qui parlent le Tamazight, les Rifaints qui s’expriment en Tarifit et les Chleuhs en Tachelhit.

Ces peuples restent très attachés à leurs coutumes et leur mode de vie rurale. Le Français reste très parlé au Maroc et est la langue des sciences et la première langue étrangère du pays.
     
Entrée de la vallée du Dadès

L’architecture berbère est caractérisée par les constructions en pisé. Massives, elles sont constituées par un agglomérat d’argile ocre ou rouge, de pierre et de paille. Elle est très adaptée au rude climat montagneux. Les « Ksar » assurant la défense des populations, les « Agadirs » servant de greniers et les « Casbahs » jalonnent la vallée du Dadès.

 

    G) DONNEES DEMOGRAPHIQUES

 

Huit mille habitants peuplent le côté est de cette vallée longue de 30 km. Treize villages étirent leurs constructions le long de l’oued qui leur donne à la fois la précieuse eau d’irrigation pour leurs cultures et des crues qui isolent les habitants de la civilisation. Pas de route ; seule une piste malaisée permet, quelquefois en voiture, souvent à dos d’âne ou à pied de se rendre d’un village à l’autre. Les maisons bâties à flanc de colline ne facilitent pas les déplacements. L’émigration est importante, en raison de la densité de la population jeune, vers les grandes villes du pays, les pays limitrophes mais surtout vers l’Europe. L’argent de ces déplacements permet de maintenir tant bien que mal une vie et une activité dans cette vallée.


Piste

         Chaque Douar possède une école primaire. Cela se résume par une construction sommaire traditionnelle ou en panneaux de préfabriqué, une cour poussiéreuse sans aucun équipement, des salles sans isolation ni chauffage. Le mobilier est constitué de bureaux de récupération en bois et l’enseignement se fait sur un tableau avec des craies. Aucun moyen pédagogique n’existe et les livres sont rares.

         Pour l’enseignement secondaire, il faut se rendre de l’autre côté de la vallée, à travers champs, de nuit l’hiver, traverser le pont en béton et marcher ou prendre un petit taxi pour se rendre au lycée.

         L’enseignement supérieur ne peut s’obtenir qu’à la grande ville la plus proche soit 100 km minimum.

    H) ORGANISATION DE LA POLITIQUE SOCIALE

 

          Côté sud l’agglomération de Al Kelaa N’Gouna, gros bourg de mille habitants environ à vocation rurale possède les commerces de première nécessité et côté nord celle de Boumalne 1 est à peu prés dans la même situation. Ces deux bourgs ferment la vallée. Une route goudronnée les relie côté ouest et c’est une succession de constructions et de petits commerces. Côté est une piste longue, poussiéreuse, et défoncée parcourt le haut de la vallée et plonge de temps à autre pour desservir les villages.

          Deux communes constituent les agglomérations de ce côté. La première est constituée de deux Douars ; «Ait Hkououali et Tassouite ». Un dispensaire existe sur cette commune. Très ancien, il procède aux soins de première nécessité et est servi par un médecin et un infirmier. L’hiver un oued empêche de relier les autres villages situés au nord.


Pont construit par les habitants au dessus de
l'Oued Dadès pour accéder à la civilisation.

La seconde est constituée de onze Douars : « Tissli, Ait Najbar, Ailt Mhdi, Ait Sidi Hamd,  Ait Amar Ouissa, Ait Hakki, Ait Ouzine, Iattacheme, Taghnza, Sargine, Ait Yassine.  L’électricité est arrivée depuis deux ans et a contribuée à un minimum de confort pour les habitants. Elle a remplacé les groupes électrogènes qui permettaient de pomper l’eau des puits (profondeur entre 40 et 50 mètres), de donner un peu d’éclairage et de faire fonctionner une télévision une heure ou deux par jour.

Aucune structure de soins n’existe sur cette commune. Le douar le plus proche est à 60 minutes à pied de Boumalne ; le plus éloigné à 2h30. L’été la traversée à pied de la vallée est possible quand l’oued est asséché. Sa largeur varie de 1 à 3 km. Il faut traverser une succession de champs, le lit caillouteux de la rivière et trouver un sentier qui mène à la route. L’hiver seule une traversée est possible au milieu de la vallée par un petit pont en béton construit par les habitants avec l’argent des immigrés. Car et taxis permettent de rejoindre un des villages.

 Un plan achevé aux deux tiers a pour but de fournir l’eau courante aux habitants. Un tiers  n’est toujours pas desservi et le sera quand il y aura des fonds disponibles.

 Un « Maire » élu administre la commune sur le plan économique et social. Un « délégué du préfet» gère la région sur les questions administratives et de sécurité.

 

    I) POLITIQUE NATIONALE ET REGIONALE DE SANTE

 

 Si les grandes villes sont équipées en structures sanitaires, les campagnes sont presque totalement démunies. Pour les habitants de la vallée, un examen complet de sang c’est un voyage de cent kilomètres pour se rendre à Ouarzazate. Pour passer des examens complexes (scanner ou autres techniques) il faut aller à Marrakech soit trois cents kilomètres en car à travers l’Atlas.

 Quatre dispensaires plus ou moins vétustes et sous équipés existent dans la vallée. Le mieux équipé est celui de Boumalne. Trois médecins y travaillent et deux assurent les gardes 24h sur 24. Pas de laboratoire d’analyses. Si le centre est doté d’un appareil de radiographie il n’y a pas de manipulateur pour effectuer les examens. Les médicaments font défaut et la plupart des habitants n’ont pas les moyens d’acheter ceux prescrits.

Les autres dispensaires sont équipés sommairement. Celui de El Kelàa fonctionne dans un bâtiment en préfabriqué. Paradoxalement, un grand dispensaire a été construit il y a deux ans sur la commune par des fonds belges, mais depuis, il n’est pas en fonction car aucun matériel ne l’équipe et aucun personnel n’y est affecté.

 Les autres dispensaires construits sur un schéma type comportent quatre pièces : la première est la salle d’attente de quelques mètres carrés, la seconde est le bureau du médecin, équipée simplement d’un téléphone. La troisième est la salle de l’infirmier qui procède aux soins, vaccins, pansements, etc. Le bureau est encombré de fiches, fichiers et documents car il n’y a pas de meubles pour les ranger ; un évier en grès sur une paillasse en béton, un petit présentoir pour conserver les produits indispensables, une table d’examen sans alèse compose l’équipement. La quatrième pièce sert à stocker les produits pharmaceutiques et les documents officiels.

          Il est à noter qu’aucun véhicule de type ambulance ou autre n’est affecté à ces centres. Donc aucun moyen de transfert pour un hospitalisé autre qu’un véhicule privé.

 Il n’y a bien sûr aucun ordinateur, pas même une photocopieuse. Cela oblige l’infirmier à se transformer en coursier pour récupérer des médicaments, porter un formulaire, faire une photocopie, etc. L’infirmier travaille au dispensaire le matin et l’après midi il visite les villages pour relancer les vaccinations et visiter les mamans.

 

    J) SITUATION SANITAIRE LOCALE

           Dans cette communauté de village de l’Aït Ouallal, la situation sanitaire est difficile.

           Le nombre de naissances est considérable (120 à 160/an). Les femmes ont la possibilité de se faire examiner gratuitement trois fois avant la naissance et trois fois après. Seulement cela nécessite des grands déplacements dans des conditions difficiles et la plupart ne se font pas suivre. Les deux tiers des accouchements 2 se font à domicile dans des conditions sanitaires précaires et en cas de complications il ne faut pas attendre d’assistance médicale d’où un taux de mortalité importante.

 Le recours aux produits naturels est toujours d’actualité et la plupart du temps un peu d’eau sur une plaie ou une bosse est le seul soin pratiqué. Une piqûre d’insecte n’est pas soignée, et le recours au médecin suite à une chute ne se fait que tardivement. Les accidents de travail dans les champs sont rares et peu graves car il n’existe aucune mécanisation. Les champs, toujours de petites parcelles, sont fauchés à la main par les femmes à l’aide de petites serpettes ; le foin est chargé sur des bêtes de bat et transporté au village où il est étalé pour sécher.

          Les constructions se font exclusivement à la main ; pas de bétonnière, pas de grue ni d’engins de chantier. Même les briques de terre ou les parpaings sont fabriqués sur place.

 Les principales maladies recensées sont :


->La leishmaniose, maladie éruptive transmise par une mouche peut s’avérer mortelle.
-> Le diabète qui pose des problèmes pour la conservation de l’insuline hors des dispensaires.
-> Les maladies cardio-vasculaires
-> Les hypertensions sont fréquentes. Il existe pourtant un certain nombre de centenaires si l’on croit les gens en dehors d’états civiles précis.
-> On trouve des accidents de toutes sortes et des morsures de serpents, de scorpions et des piqûres d’insectes.
->Le soin des dents reste très aléatoire et les bouches dégarnies sont fréquentes.

 

    K) MOYENS DE SUBSISTANCE

La principale activité est la culture et la récolte des fruits et des roses. En effet la vallée au mois de mars est parfumée par les rosiers buissons. Les femmes ramassent les fleurs et elles seront vendues à une fabrique de transformation située dans la vallée pour faire des produits cosmétiques et des parfums.

 

La nature est très généreuse quand elle veut bien arroser suffisamment les terres. Abricotiers, figuiers, oliviers, amandiers, pruniers, etc. offrent leurs fruits à profusion. Les cultures céréalières se font sur de petites surfaces délimitées par des haies de rosiers, et les arbres poussent où ils veulent réduisant encore les parcelles. La moisson se fait au mois de juin par les femmes accroupies en lignes et à l’aide de petites serpettes. Les hommes chargent les mules de fourrage qu’ils mettent à sécher dans le village. Si l’eau est encore présente, les terres sont labourées à la main ou au mieux avec une charrue en bois tirée par des bêtes et le maïs ou les plantes fourragères remplacent les céréales. Chaque famille cultive un potager qui apporte les produits de base.

         Quelques-uns travaillent à l’extérieur : l’un est professeur d’éducation physique à la ville la plus proche, l’autre est cuisinier dans un hôtel restaurant et travaille lorsqu’il y a des clients, une jeune fille a trouvé du travail dans une pharmacie. Pour tous c’est au moins une heure de trajet à pied et en taxi matin et soir car posséder un véhicule est trop coûteux.


Les femmes plus âgées font des
travaux de broderie ou de tissage.

 

    L) IMMIGRATION

Les jeunes filles font rarement des études au-delà de 4ème car les lycées et collèges sont loin et peu accessibles en hiver. Elles doivent très tôt aider leurs mères aux travaux de la maison et dans les champs. Le coût des études supérieures ne peut être supporté par les familles. Les garçons suivent mieux la scolarité mais n’ont souvent d’autre choix que de partir dans les grandes villes ou à l’étranger pour trouver du travail. Seulement le gouvernement ne délivre que très rarement les visas et certains quittent le pays sans autorisation et travaillent clandestinement dans les pays proches. L’argent des immigrés est une ressource importante pour les familles restées sur place. Tout au long de l’année ceux-ci leur envoient de l’aide ce qui permet d’améliorer un peu le quotidien. L’été, à leur retour, des travaux en commun sont réalisés pour moderniser la vie sur place. Ex : le pont construit au-dessus de l’oued Dadès pour permettre d’accéder plus facilement aux villes.

 

    M) RENCONTRES

         A) Mercredi 18 juin 21h00

          Réunion avec les membres du bureau de l’ »Association Aït Ouallal Pour le Développement. »
         Au préalable on me fait remplir une fiche de renseignements qui devra être remise aux autorités pour le lendemain. 
         Je me présente, présente les buts et les actions de l’association « Pompiers sans Frontières » qui m’a missionné, ainsi que la « Maison Internationale de Rennes » qui m’a également chargé d’une mission d’évaluation.
         Je pense faire un rappel des missions qui me sont confiées mais je m’aperçois que les informations ne sont pas arrivées jusque là, et que tout est à faire.
         J’explique donc les buts de ma mission, les objectifs fixés, les personnes que je souhaite rencontrer et les visites indispensables.
         Il est nécessaire que mes propos soient traduits en « Berbère » car certains membres maîtrisent mal le français.
         La surprise est de mise chez mes auditeurs car ils ne pensaient pas que je voulais voir autant de choses. Pourtant on me promet que cela ne pose pas de problèmes mais qu’il faut un peu de temps pour prendre des rendez vous.

 

On me présente les actions de l’Association Aït Ouallal 3. Celles-ci sont multiples et semblent innover dans la région. Elles vont de l’amélioration de la santé des habitants en passant par le sport et les actions culturelles. Les réunions sont fréquentes et notamment des sous commissions chargées d’une action précise. Mais la possession d’une  ambulance semble leur tenir tout particulièrement à cœur car ce serait pour eux une solution au désenclavement qu’ils subissent actuellement. Le projet de construction d’un dispensaire semble tout aussi prioritaire à leurs yeux pour la santé des habitants de la commune. Un terrain d’ailleurs leur a été attribué par la commune sur le dessus du plateau et est balisé avec des pierres blanches.


Enfants de la vallée du Dadès

Des démarches ont été entreprises par les responsables de l’association auprès des autorités compétentes de la Préfecture région à Ouarzazate. Celles-ci ont approuvé le projet sans pour autant donner aucune assurance ni échéance pour la faisabilité. Les fonds pour la construction seraient entièrement à la charge de l’association qui ne possède aucune épargne et compte sur l’argent des immigrés.

Mes souhaits sont donc :

1/ Rencontrer les autorités administratives du secteur.
2/ Visiter l’hôpital de Boumalne.
3/ Visiter un dispensaire type.
4/ Récupérer des informations statistiques sanitaires sur la population.
5/ Visiter une école.

         B) Lundi 23 Juin à 12h00

Rencontre avec le médecin chef de l’hôpital de Boumalne, Monsieur Ahmed Dibane, en présence de l’infirmier Major responsable administratif du lieu, Monsieur Brahim Karim (voir paragraphe H politique de santé). L’accueil est très chaleureux, et on me fera remarquer après que ces messieurs ont pris sur leur temps de pose de midi pour me recevoir.

Données en bref :

         _ Nombre de médecins :       3
         _ Nb de sages-femmes :        3
         _ Personnel paramédical :     41
         _ Nb de personnes dépendantes de l’hôpital :         59 000
         _ Temps d’accès maximum : plusieurs heures pour les plus éloignés
         _ Rayonnement de l’hôpital : plus de 50 km
         _ Gardes d’urgences :          1 médecin 24h/24
         _ Accueil urgences : oui premières. Conditionnement des cas graves pour transfert dans une grande ville
         _ Nombre de lits :     16
         _ Obstétrique : oui (3 visites prénatales et 3 postnatales gratuites et + si problèmes
         _ Naissances : sur 1390 en 2002 – de 500à l’hôpital
         _ Moyens techniques : appareil de radiographie (à l’heure actuelle pas de manipulateur).
            Pas de laborantin pour les analyses pharmaceutiques.
         _ Financement : Etat
         _ Principales pathologies rencontrées :
             - leishmaniose, diabète, maladies cardiovasculaires, problèmes dentaires, tous accidents, morsures d’animaux, piqûres d’insectes.

 

Manques : tous médicaments, insuline pour les diabétiques, médecin et infirmières et véhicules de transport.

 

         C) Lundi 23 Juin à 17h00

Kasbah

Rencontre du chef de la circonscription rurale, sorte de représentant du préfet.

Monsieur Ahmed Batrouzi semble très « respecté » de ses administrés. Après m’avoir fait subir un « interrogatoire » administratif, pour rendre compte à sa hiérarchie, je lui demande s’il possède des statistiques sur la population de la vallée. Il me propose le recensement le plus récent de 1994.


Je lui expose la situation future quant à la dotation de l’association d’une ambulance et les conditions de travail des secouristes.

Il m’assure que toute liberté leur sera donnée sous réserve d’obtention d’un diplôme officiel d’activités. Je l’assure que la formation dispensée par PoSF est toujours sanctionnée d’un diplôme officiel reconnu. Il me dit qu’il est très favorable à la venue d’un tel véhicule et qu’il souhaite que toute la population de son secteur puisse en bénéficier. ???

 

         D) Jeudi 26 juin à 17h00

            Rendez-vous avec le médecin responsable du dispensaire de Alkelàa N’Gouma.

            Le médecin appelle ses collaborateurs pour assister à l’entretien. Après lui avoir exposé les buts de ma visite, il me propose d’aller voir le dispensaire de « Tassouite » qui correspond mieux au modèle type. ( voir paragraphe H Politique de santé).

            Au terme de ma visite il me répète que son souhait le plus cher est la mise en service du grand dispensaire construit depuis deux ans dans lequel il pourrait faire du travail efficace.


Vallée du Dadés
En arrière plan l’Atlas

 

 


 

 

B  I  L  A  N

 

 

Au terme de mon séjour, deux conclusions claires s’imposent à mon esprit.

 

*     1°) AMBULANCE :

la nécessité d’un moyen de transport sanitaire, basé à « Aït Ouallal » est impératif. Ce véhicule est indispensable pour permettre à la majorité de la population d’avoir accès aux soins les plus élémentaires 4. Il n’y a aucune ambulance dans la vallée. L’été, les voitures des immigrés donnent un moyen de transport vers les villages et les dispensaires. L’hiver, plus de voiture et seul les cas graves sont transportés tant bien que mal vers une structure de santé. Deux femmes sur trois accouchent à domicile hors des sécurités minimum pour elles et pour leurs enfants. Ce véhicule rendra également service pour le transport des blessés et les accidentés de la route qui actuellement sont pris en charge dans des voitures particulières sans le moindre respect des normes de transport de sécurité et de préservation des fonctions vitales.  

A) Armement du véhicule :

Ce véhicule sera servi par une équipe de trois personnes formées par nos soins aux gestes élémentaires de survie, à la connaissance et à l’utilisation du matériel de l’ambulance et dont un chef d’équipe ayant suivi une formation supplémentaire sera responsable. Douze personnes susceptibles de recevoir la formation ont été présélectionnées.  Certaines d’entre elles de formation supérieure pourront occuper le poste de chef d’équipe. J’ai demandé qu’un certain nombre de jeunes femmes soient concernées par la formation et l’utilisation du véhicule de façon à faciliter le rapport avec les femmes de la vallée.

Il faut prendre en compte les difficultés dues au langage. En effet seules trois ou quatre personnes sur les douze postulantes ont un niveau de français suffisant pour recevoir la formation spécialisée. Les autres devront passer par la traduction surtout des termes techniques. Point positif, le vice-président de l’association a un bon niveau français et à fait quelques années d’études de médecine.

  Un tour de garde sera organisé avec les personnes disponibles sur place de façon à assurer la permanence continuellement. Les demandes d’assistance se feront par téléphone portable ainsi que l’alerte des équipes.

         B) Financement :

         L’entretien du véhicule, le remplacement et la remise en état du matériel sera assuré par une cotisation versée tous les mois par les Marocains travaillant en France. En effet les dirigeants de l’association ne sont pas favorables, pour une question d’indépendance, à la sollicitation des entreprises, commerçants ou hôteliers de la région. Le financement consistera en un  versement mensuel de 10 à 15€ par tous les Marocains travaillant à Rennes et les habitants originaires de la vallée résidant en France seront également sollicités. Ce qui représente environ 100 personnes soit 1000 à 1500€ 5.

         C) Véhicule :

         Il est incontestable qu’un véhicule tous terrains ou un 4x4 serait l’idéal pour accéder partout et éviter une détérioration rapide de l’engin à cause du mauvais état des pistes et chemins desservant la vallée. De même le confort des victimes ou patients serait grandement amélioré.   

 

*     2) DISPENSAIRE :

L’utilité d’un dispensaire sur cette commune ne fait aucun doute et rendrait beaucoup de service à la population de ce côté de la vallée.

De nombreux problèmes sont à surmonter :

1°) Présenter le projet aux autorités sanitaires de la région et obtenir l’autorisation de la construction.

2°) Trouver des fonds pour construire la structure. (Le terrain existe car il a déjà été alloué par la commune.)

3°) Obtenir du matériel  médical, des meubles et tables de travail, du matériel administratif pour équiper et faire fonctionner les locaux.

4°) Acquérir un budget pour le fonctionnement normal de la structure.

5°) Avoir la nomination d’au moins un médecin et un infirmier attaché au dispensaire même à temps partiel.

6°) L’équiper avec une réserve suffisante de médicaments, drogues, vaccins, etc.

 

Les points 3, 4, 5, et 6 ne me paraissent pas accessibles dans l’immédiat.

En effet la politique de santé du gouvernement n’est pas à l’investissement et à l’augmentation des structures de santé.

Justification :

>> Les médecins que nous avons rencontrés et auxquels nous avons soumis le projet du dispensaire ne nous ont pas encouragés.

>> Il manque actuellement un grand nombre de médecins et d’infirmiers pour équiper les hôpitaux et centres de soins existants.

>> Les dispensaires sont vétustes et manquent de matériels de toutes sortes.

>> Enfin prenons pour exemple l’hôpital de El Kelàa N’Gouna qui est construit depuis deux ans et ne fonctionne toujours pas faute de matériel, de personnel et de budget.


Ecole de la vallée

 

 


 

 

ANNEXES

 

v      I) CONDITIONS DE REALISATION DE L’EVALUATION :

A)           Difficultés

 

*              La première semaine a été celle de la prise de contact avec les personnes de l’association sur place. On peut déplorer que si celles-ci avaient été convenablement informées des buts de ma mission, des rencontres nécessaires et des visites obligatoires, nous aurions pu commencer le travail dès le début de la semaine. D’autant plus que la réunion avec les membres du bureau de l’association que j’ai sollicitée dès mon arrivée le lundi n’a eu lieu que le mercredi soir. Le jeudi les premières prises de contact ont commencés mais le vendredi est un jour « férié » pour les Musulmans, le samedi et le dimanche tout marche au ralenti et les fonctionnaires sont de repos. Les premiers rendez-vous n’ont donc pu avoir lieu que le deuxième lundi.

*              Ensuite la visite d’un dispensaire a posé quelques problèmes. Le médecin responsable du dispensaire de « Lakmis Dadès » dont dépendent les habitants de la vallée, n’a pas voulu prendre la responsabilité de me recevoir et disait devoir demander l’autorisation à sa hiérarchie. Que craignait-il ? Malgré des demandes réitérées, nous n’avons pu aboutir. J’ai donc suggéré de contacter le dispensaire de Boumalne. Le médecin responsable n’a posé aucune restriction.

*              De la même façon, j’avais demandé à visiter l’école du village. On m’a répondu que les enseignants n’étaient pas disponibles pour le moment, puis, qu’ils s’occupaient des examens et qu’enfin ce n’était plus possible car ils étaient en vacances. J’ai rencontré inopinément trois enseignants d’autres villages, avec qui j’ai pu discuter un peu et qui m’ont fait part de leur dénuement.

*              Celle avec le chef de la circonscription rurale m’a mis mal à l’aise. Je n’ai pas apprécié « l’interrogatoire » auquel il m’a soumis sans doute pour affirmer son rang et son autorité. Il m’a affirmé ne pas être au courant de ma venue malgré les démarches faites au Consulat Marocain de Rennes. Son français étant sommaire, je n’ai pas tout suivi de la conversation, et sous un air jovial et rieur, j’ai senti une grande tension entre les interlocuteurs présents ; (président, vice-président et secrétaire de l’association.)

*              La principale difficulté a été le moyen d’accès aux différentes structures et aux bourgs. En effet, comme je l’ai dit plus haut, seule une piste malaisée permet d’accéder à ce côté de la vallée. Cela nécessite une voiture car il n’est pas raisonnable de se lancer à faire les trajets à pied sous 40° de température. Il est possible de traverser à pied la vallée et l’oued par le petit pont en 30 à 40 minutes de marche puis d’attendre un taxi sur le bord de la route. Ceux-ci sont en très mauvais état, sales, bondés mais pas chers. 

Il faudra prendre ce facteur prioritairement en compte pour notre intervention et la location d’un véhicule tout terrain me paraît indispensable

 

B)           Points positifs

 

*              Les rencontres avec les médecins et personnels de santé ont été très conviviales et franches et aucune question n’a été éludée.

*              Il me faut mettre en avant l’accueil et les conditions d’hébergement dont j’ai bénéficié. Tous m’ont reçu avec le même enthousiasme et la même déférence. J’ai partagé le repas de nombreuses familles et, malgré des moyens modestes pour certains, les repas ont été très agréables et copieux. 

 

    C)     Moyens financiers.

       Mon voyage devait se faire pour l’aller par la route avec un immigré rentrant dans son village pour les vacances soit trois jours de voyage. Pour le retour, voyage en car peu confortable bondé et nauséabond jusqu ‘à Marrakech à travers la montagne. (6 heures pour 300 km) Ensuite je devais emprunter un car jusqu’en France soit trois jours de voyage. Total six jours de perdus.

J’ai préféré trouver un vol de Nantes à Marrakech aller retour qui m’a coûté personnellement 200€.

Sur place aucun frais n’a grevé mon budget. Tout a été pris en charge par l’association et les familles dans lesquelles j’ai résidé.

 

v      II) DEROULEMENT CHRONOLOGIQUE DE LA MISSION :

 

Ø     Départ dimanche 15/06/2003 à 7h00 de l’aéroport de Nantes

Ø     Arrivée à 7h30 heure locale (France -2 heures)

Ø     Départ lundi 16 avec Mr Saïd pour la vallée du Dadès via Ouarzazate en voiture particulière. Température à midi + de 40°.Traversée de l’Atlas et franchissement de trois cols. Point positif il n’y a aucun camion à cause d’une grève des transporteurs.

Ø     Arrivée sur les lieux à 18h00 après 300 Km. Réception chaleureuse des proches et défilé toute la soirée de la famille et des amis

Ø     Mardi 17. Je rencontre le président de l’association et lui fait part de mon désir de rencontrer tous les membres du bureau pour leurs exposer ma mission

Ø     Mercredi 18 à 22h00 réunion avec le bureau de l’association

Ø     Jeudi 19 tentative de prise de rendez-vous

Ø     Vendredi 20« férié »

Ø     Samedi 21 et Dimanche 22 Week end

Ø     Lundi 23 12h00 rendez-vous avec Mr Ahmed DIBANE médecin-chef de l’hôpital de Boumalne

17h00 rendez-vous avec Mr Ahmed BATROUZI chef de la circonscription rurale

Ø     Mardi 24, Mercredi 25, jeudi 26 tentative de prise de rendez-vous dans un dispensaire

Ø     Jeudi 26 16h00 rendez vous au dispensaire de El Kelaa N’Gouna, visite du dispensaire de Tassouite.

Ø     Vendredi 27 à 7h00 départ en car pour Marrakech. Six heures de car avec 38° de température

Ø     Dimanche 29 à 9h00 départ de l’aéroport de Marrakech

o       Arrivée à 13h30, heure locale à Nantes

 

 

v      III) RECOMMANDATIONS :

 

*     Il me semble nécessaire avant notre intervention pour la formation d’avoir un retour d’un questionnaire  rempli avec précision de la part des responsables de l’association sur place répondant aux questions suivantes :

1°) Pour les postulants à la formation :

Nom, prénom, age, niveau scolaire, profession, disponibilités dans la journée, maîtrise du français ;

2°) temps alloué dans la journée à la formation.

3°) local prévu pour la formation, dimensions et situation.

4°) équipement audiovisuel. (je pense qu’il nous faudra apporter nous-même tous le matériel)

5°) Existe-t-il un mannequin d’apprentissage. (Il faudra vraisemblablement l’amener avec le véhicule et le laisser sur place.)

 

*     Je pense que deux semaines sur place sont nécessaires pour deux à trois formateurs.

*     Il nous faudra apporter des livrets de formation ainsi que des diplômes.

*     Résoudre le problème du transport de l’aéroport de Marrakech à la vallée et retour. (La location d’un véhicule tous terrains me semble essentielle.)

*     S’assurer du lieu d’hébergement des formateurs et de leur nourriture.

 


BUDGET PRÉVISIONNEL PROJET FORMATION / DON AMBULANCE

 

 Dépenses

 Recettes

 Nom de la tâche

Coût unitaire

Unité de mesure

Quantité

Coût total

Pompiers Sans Frontières

Association Aït Ouallal (Maroc)

Total

 FORMATION

 

 Matériel pédagogique

 

 

 

 

 

 

 

 Malette de lers secours

1 000,00

 1

 1

 1 000,00

 1 000,00

 

 1 000,00

 Fournitures bureau

20,00

 forfait

 1

    20,00

 

 

 

 Mannequin

1700,00

 1

 1

 1700,00

 1700,00

 

1700,00

 Documents pédagogiques

15,00

 1

 20

  300,00

 

 

 

Valorisation des formateurs-évaluateurs

45,00

 jour/pers

 3x15

 2025,00

2025,00

 

 2025,00

 Sous-total 1 :

 

 

 

 5045,00

 4725,00

 

4725,00

DON DE VEHICULE

 

Ambulance 4 x 4

3 500,00

1

1

3 500,00

3500,00

 

3500,00

Armement de l'ambulance

3 050,00

forfait

1

3 050,00

1525,00

 

1525,00

Contrôle technique

100,00

forfait

1

100,00

 

 

 

Préacheminement

 

 

 

 

 

 

 

Carburant

1,20

litre

80

96,00

 

 

 

Péage 

25,00

forfait

1

25,00

 

 

 

Assurances

45,00

journée

1

45,00

 

 

 

Transport maritime

 

 

 

 

 

 

 

Expédition

1 276,00

forfait

1

1 276,00

 

 

 

Assurance ad valorem
(1,2% valeur véhicule)

42,00

 

1

42,00

 

 

 

Frais de douane

200,00

forfait

1

200,00

 

 

 

Sous-total 2 :

 

 

 

8334,00

5025,00

 

5025,00

FRAIS  DE 
FONCTIONNEMENT

 

 Préacheminement

 120,00

  /pers

 3

360,00

 

 

 

 Transport aérien A/R

 350,00

  /pers

 3

 1050,00

 

 

 

 Déplacements locaux (location d'un 4x4 +carburant)

 100,00

 Journée

 15

1500 ,00

 

 

 

  Hébergement

 10,00

 j/ pers

15 x 3

450 ,00

 

450 ,00

450 ,00

 Alimentation

 15,00

 j/ pers

15 x 3

675,00

 

675,00

 675,00

Assurances

35,00

pers/15jours

3

105,00

 

 

 

 Per diem

 15,00

 j/ pers

15 x 3

675,00

 

 

 

Frais divers

100,00

forfait

1

100,00

 

 

 

Sous-total 3 :

 

 

 

4915,00

 

1125,00

1125,00

Sous-totaux : 1+2+3

 

 

 

18294,00

9750,00

1125,00

10875,00

FRAIS  ADMINISTRATIFS

 

 

 

 

 

 

 

Téléphone/Internet
Courrier Postal

300,00
83,95

forfait
forfait

1
1

300,00
83,95

 

 

 

Sous-total 4 :

 

 

 

383,95

 

 

 

Total : 1+2+3+4

 

 

 

18677,95

9750,00

1125,00

10875,00

                  Fait à Marseille, le 10 août 2003 par le président de Pompier Sans Frontières, Serge MONTESINOS.
                  Rectifié le 04 janvier 2004 par Youssef Hakiki président de l'association Rennes Dadès.


 

[1] Le nombre de personnes dépendantes de cette structure est de 59 000. Les personnes viennent de 50 km à la ronde, cela leur nécessitant plusieurs heures de marche.

[2] Sur 1390 accouchements en 2002, 492 ont eu lieu à l’hôpital. Soit en moyenne 1,5 accouchement par jour.

[3] Voir les statuts de l’association joints au présent document.

[4] J’ai vu un enfant piqué sous l’œil par une guêpe. L’œil était presque fermé et aucun soin ne lui avait été prodigué faute de médicament et de moyen de transport.

[5] Le coût de l’entretien mécanique et des réparations de tôlerie est dérisoire dans ce pays.

 

 

v      REALISATION

 

     I)    Photos ambulance

 

     II)    Contrôle technique de l'ambulance

 

     III)    Carte grise de l'ambulance

   

 

     IV)    Certificat de don

     

 

     V)    Bénéfice de franchise douanière

     

 

     VI)    Liste des bénéficiaires de la formation pour l'ambulance

     

     

     

 

     VII)    L'armement de l'ambulance à marseille

 

 

 

     VIII)    La formation AFPS

 

 

 

     IX)    La fête commémorative

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     X)    Le rapport de mission de M boulo (pompier sans fronstières)

 

         A) RESUME

 

Lundi 21Novembre 2005

Départ de Rennes en train à 9 h pour Marseille.
Arrivéeà Marseille à 15 h45. Accueil par Stéphane.
Arrivée au siège de PoSF.
Rencontreavec Marie, chargée du programme, remplaçante.
Miseau point de la mission.Editiondes diplômes AFPS, CFAPSE.
Remisede l’enveloppe financière.

 

Mardi 22Novembre 2005

Passageau Consulat du Maroc pour récupérer une demande d’exonération de frais dedouane pour l’ambulance.
Retourau siège.
Récupérationd’un ordinateur portable et d’un vidéo projecteur. Chargement dans l’ambulanced’un mannequin adulte et d’un baby, d’un sac de maquillage, du matérielcomplémentaire de secours, apporté par Rémi et moi-même.
Nousquittons Marseille vers midi pour Sète.
Arrivéeà 14 h. Nous gagnons le port où nous garons le véhicule en attented’embarquement et allons récupérer les billets.
A19 h nous embarquons sur le ferry.

 

Mercredi 23Novembre 2005

Traverséede la Méditerranée vers Tanger.

 

Jeudi 24Novembre 2005

Arrivéeà Tanger à 8 h locale.
Noussortons du bateau et sommes mis à l’écart des autres véhicules. Attente :3/4 d’heure.
Puison nous demande d’aller de l’autre côté  du port pour faire dédouaner levéhicule.
Undouanier me dit que ce doit être le président de l’association receveuse quidoit dédouaner le véhicule.

1ercontact avec Marie pour rendre compte des difficultés.
Avecla procuration, nous faisons avancer les choses mais devons nous rendre unepremière fois à la circonscription douanière.Mêmeremarque du chef de circonscription : « C’est au président del’association receveuse d’obtenir le dédouanement auprès du bureau d’entraidenational à Rabat. »

2èmecontact avec Marie qui se démène pour rappeler les protagonistes. A14 h arrivée de quatre personnes originaires de la vallée du Dadès qui viennentnous aider à nous en sortir.Nousrécupérons un fax provenant du bureau de Rabat qui doit nous permettre desortir.Lesallers et retours entre la douane et la circonscription continuent.

Vers17 h 30, alors que nous avons réuni tous les papiers, toutes les signatures,tous les tampons, on nous dit qu’il faut la signature et le tampon del’association Dadès.

Nousdevons nous résoudre à passer la nuit à Tanger.
Dîneren ville et nuit à l’hôtel.

 

Vendredi 23Novembre 2005

Retourà la douane à 8 h 30. Retour de nos mis de Tanger accompagnés de Brahim etMustapha, détenteurs du sésame.
Allerretour douane circonscription douane où la permission de sortir nous estdonnée.
Départdu port à 9 h 30. Nousprenons l’autoroute en direction du sud, accompagnés par Brahim.
18h, arrivée à Marrakech où nous passons la nuit chez des amis de Brahim car ilest trop tard pour passer la montagne.

 

Samedi 26Novembre 2005

Nousrepartons de Marrakech vers 9 h.
Arrivéeà Ouarzazate à 13 h où je rencontre le chef de
la Sécurité Civile locale.
Arrivéedans la vallée à 14 h.
Aprèsle déjeuner nous nous rendons au local de l’association où nous faisons unpremier point sur le programme prévu.

 

Dimanche 27Novembre 2005

15h, présentation de l’ambulance à la population du village.
Nouvelleréunion avec les membres de l’association où nous faisons le transfert despapiers de l’ambulance, faisons les groupes de formation pour l’AFPS. Nousdiscutons sur l’organisation future de l’utilisation de l’ambulance.

 

Lundi 28Novembre 2005

Premièreformation AFPS pour 9 personnes.

 

Mardi 29Novembre 2005

Deuxièmejournée. Fin de la formation à 18 h15. Je suis agréablement surpris du bonniveau des participants.

 

Mercredi 30Novembre 2005

DeuxièmeAFPS. Onze candidats au lieu de huit prévus dont quatre jeunes filles.

 

Jeudi 1erDécembre 2005

Lecontrôle continu montre qu’une jeune fille qui ne parle pas du tout le françaisa du mal à refaire les gestes prévus. Elle devra continuer à travailler.

 

Vendredi 2Décembre 2005

Formationde six conducteurs de l’ambulance par Rémi.
Matin :théorie, et l’après midi :école de conduite.

 

Samedi 3Décembre 2005

Finde la formation des conducteurs. Quatre peuvent conduire le véhicule enintervention. Deux devront se perfectionner avec Mustapha qui est mécanicien.

 

Lundi 5 àJeudi 8 Décembre 2005

FormationCFAPSE pour huit personnes dont une jeune fille.
Lejeudi après midi, test individuel mais en travail de groupe.
Touspassent bien le test mais deux mieux que d’autres. Cela fera huit chefsd’équipe responsables de l’ambulance.

 

Mardi 6Décembre 2005

Départde Rémi pour Marrakech accompagné de Mohamed

 

Vendredi 9Décembre 2005

Inventairecomplet de l’ambulance.Préparationde la manœuvre qui sera présentée le jour de la fête dimanche.

 

Samedi 10Décembre 2005

Journéede repos que je mets à profit pour mettre à jour  mes papiers.

 

Dimanche 11Décembre 2005

 C’est la grande fête pour l’arrivée del’ambulance. La population des cinq « Douars » est invitée. Chants,  musique,  démonstration de secourisme, discours despersonnalités et remise des diplômes sont les points forts de cette animation.

 

Lundi 12Décembre 2005

Jedemande des précisions sur la mise en service de l’ambulance. (Voir à la fin dudocument les objectifs atteints.)

 

Mardi 13Décembre 2005

Départde la vallée du Dadès pour Marrakech en taxi collectif.
Arrivéeà l’hôtel à 15h30.

 

Mercredi 14Décembre 2005

Départà 8h00 de l’aéroport.
Finde mission.

 

 

          B) RECIT DETAILLE DE LA MISSION

 

      Lundi 21 Novembre 2005

Arrivée à Marseille. Premiers contacts avec la directrice de programme remplaçante : Céline.Je suis arrivé à Marseille le 21 novembre 2005 à 15h45 à la gare St Charles.Accueil d’un membre, Stéphane, qui prend mes bagages et me conduit au siège de PoSF. Le véhicule que nous devons convoyer est dans la cour de l’Hôtel Dieu, flamboyant dans sa nouvelle peinture rouge. Un gyrophare bleu à l’avant et un à l’arrière. C’est un J5 Peugeot Dangel de 1992. Il est légèrement surélevé,  possède une transmission deux ou quatre roues motrices, une boite avec petites et grandes vitesses. Il ne manque pas d’allure. L’intérieur c’est autre chose. Il faut avouer que cela ne ressemble pas à nos ambulances modernes. On sent que c’est un aménagement d’un fourgon et fait à la va-vite. Les parois ont été partiellement habillées de panneaux marrons, sans doute ceux d'origine du véhicule. Les aménagements intérieurs viennent d'une cellule de VSAB ; un support brancard et son brancard, un deuxième est fixé sur la paroi côté droit, une planche de relevage, les rampes pour l’oxygène ont été fixées de chaque côté. Au fond vers la cabine de conduite, une table et une chaise et en face un casier rangement matériel. Au sol un lino gris. L’équipement est minimaliste mais il faut savoir que ce véhicule n’est pas attribué à des sapeurs pompiers ni ambulanciers professionnels mais à une équipe de secouristes qui sera chargée, principalement, d'évacuations de personnes. 

      S’il se vérifiait qu’il était utilisé pour secours routiers, l’équipement pourrait s’avérer insuffisant. De même s’il devait servir de « dispensaire ambulant »,  le travail à l’intérieur serait difficile.  

      D’après ce que l’on me dit, coté mécanique, il semble en bon état de marche car des travaux d’entretien récents ont été réalisés[i] et le changement des pièces usagées effectué. Les pneus sont neufs. La cabine conducteur est en bon état pour son âge. Il devrait rendre de bons services dans la vallée et correspondre aux attentes en fonction de la formation de ses équipiers.

      Nous nous rendons au 5ème étage où nous sommes accueillis par Véronique, chargée de la réception puis Céline, très chaleureuse. Nous rentrons tout de suite dans le concret en parlant de la mission. Quelques points restent à régler :  

      => Editer des diplômes d’ AFPS et de CFAPSE. Ce sera fait le soir même.

      => Trouver un PC portable pour lire mes CD de formation. Ce sera finalement celui de Céline qui me sera confié car aucun autre n’est disponible. (Un vidéo projecteur, que je n’avais pas espéré me sera également confié).

      => Récupérer l’attestation originale nous permettant de sortir le véhicule de la douane à l’Ambassade du Maroc.

      => Recevoir l’enveloppe financière pour effectuer la mission soit 1 940 €.

      => Récupérer le mannequin adulte pour la formation, le mannequin bébé, la trousse de maquillage, le lot de matériel complémentaire (attelles, masques, etc.) Ayant moi-même emmené deux ballons d’insufflation, des masques, un brassard pour la prise de tension, un aspirateur électrique de mucosités et divers petits matériels, que Rémi à apportés ainsi qu’un peu de consommables, le véhicule pourra être opérationnel rapidement sous réserve de compléter le matériel indispensable soit :

            -> des alèzes stériles

            -> deux couvertures

            -> une mallette de transport premiers soins

            -> des bouteilles d’oxygène ? 

      Vers 18 h 30, nous quittons les locaux, satisfaits d’avoir résolu la plupart des problèmes.  

 

 

      Mardi 22 Novembre

Nous passons au Consulat du Maroc pour récupérer le papier sus mentionné et retournons à PoSF. En attendant Céline, nous chargeons le matériel dans le véhicule. Rémi arrive vers 11 h. Il reste à trouver l’ordinateur. Un homme arrive avec une petite mallette et entre en discussion avec Marie qui a l’air mécontente. Finalement c’est le PC de Marie que je vais emmener avec un petit vidéo projecteur. Nous sommes prêts pour le départ. Nous sortons de Marseille facilement malgré la grève des transports en commun et la construction des lignes du tramway. Nous partons pour Sète que nous atteignons vers 14 h. Direction le port où nous allons acheter les billets réservés. Premier couac : rien au nom de PoSF ni au nom de Boulo. J’appelle Marie qui me confirme la réservation. En fait ils sont réservés au nom de Rémi ?  Nous partons manger et ne trouvons qu’un restau rapide car il est déjà 14 h 30.Puis nous retournons au port où une longue attente commence pour monter sur le ferry.

Nous rentrerons vers 19h00 dans le bateau,  après tout le monde, à cause de la hauteur du véhicule. Nous récupérons une cabine, à deux lits, et partons manger. Le bateau n’est pas tout jeune et ne respire pas la propreté. La cabine est minuscule,  tout juste propre et je préfère dormir dans mon sac de couchage n’ayant pas confiance dans les draps. La nourriture est du même acabit, frugale et peu appétissante, mais nous avons faim. Nous visitons le bateau et arrivons au bar où une foule d’immigrés fument,  boivent,  regardent la télé au son assour- dissant. Bonjour l’ambiance.

Nous prenons un café fort et pas très bon avec un prix fort également puis nous décidons d’aller nous coucher.

 

      Mercredi 23 Novembre

 Nuit calme, mer plate, bouffe toujours aussi peu ragoûtante, lecture au bar seul lieu avec un peu d’espace. Nous ferons viser nos passeports pour être tranquilles à la descente à Tanger.Puis, 2e nuit calme mais réveil à 6 h 30 car nous devrions toucher le port de Tanger vers 7 h 30.

 

        Jeudi 24 Novembre

      Nous arrivons à Tanger vers 9 h (heure française) 8 h locale. Nous sommes à l’arrière du bateau à cause de la hauteur du véhicule et donc sortons dans les derniers. Passage à la police sans problème puis on nous dit de patienter pour la douane. Nous sommes parqués  avec deux autres véhicules et semblons oubliés.  A côté, les douaniers s’affairent pour fouiller les voitures surchargées. Nous sollicitons des douaniers galonnés pour savoir si l’attente va être longue. Réponse : on s’occupe de vous !  Au bout de 3/4 d’heure un chef en civil  consulte à nouveau nos papiers et nous dit d’aller dans l’autre partie du port pour faire dédouaner le véhicule. A chaque fois nous précisons que c’est un don pour une association du Maroc. Nous rencontrons un bureaucrate qui nous dit que ce doit être le président de l’association receveuse qui doit remplir les formalités.

      1er contact avec Marie à qui nous rendons compte. Stéphane me rappelle pour me dire que nous avons une procuration pour faire les démarches au nom de l’association Ait Ouallal. Je contacte le président pour lui demander où sont les deux personnes qui devaient nous accueillir. Il m’affirme qu’il va les contacter.Je retourne voir le bureaucrate qui me remplit un bordereau et nous envoie au chef de la circonscription douanière.

      Nous rencontrons son adjoint qui nous dit que nous ne pouvons faire les bonnes démarches. C’est au président de l’association receveuse d’obtenir le dédouanement du véhicule auprès du Bureau d’Entraide Nationale et du Commerce extérieur à Rabat.

      Autres possibilités : faire don du véhicule aux Sapeurs pompiers locaux (?) ou le Président de la commune rurale locale fait la demande de don à son nom (?)

      2ème contact avec Marie pour l’informer. Elle est surprise de tous ces contretemps. Elle rappelle l’association Ait Ouallal,  Mr Hakiki,  Mickaêl de Rennes. Quand au comité d’accueil, il est bloqué quelque part dans les embouteillages. Donc patience.

      A midi nous décidons d’aller nous restaurer un peu. Nous mangeons sandwichs, frites et café. Quatre hommes se présentent à nous comme étant de la vallée du Dadès et venant pour débloquer la situation. Ils sont pharmaciens et informaticiens et travaillent à l’hôpital à Tanger. Le « chef » s’appelle M’Hamed Hamdaoni. Ils nous disent qu’un membre de Dadès est à Rabat pour obtenir le fameux papier auprès du ministère et qu’il nous le fax dès qu’il est signé. Arrive également Mustapha qui vient de la vallée pour nous accueillir. C’est bien. Les choses avancent.  

      A 14 h Marie me rappelle pour savoir où on en est.  Je lui rends compte et lui dis que je la rappellerai dès que nous quitterons Tanger.  Je lui signale également que nous dormirons en cours de route car nous voulons éviter de circuler la nuit. C’était pécher par optimisme.  Nous allons chercher le fameux fax du ministère dans un bureau multimédia du port. Nous sommes heureux car il est bien arrivé et pensons que nos ennuis sont terminés. Donc nous nous rendons à nouveau à la circonscription douanière pour rencontrer le chef. Nous voyons toujours le sous-chef qui est surpris que nous ayons eu ce papier si vite. Il nous met un visa et nous renvoie à la douane pour viser ce document. Après des allers- retours de ce document de bureaux en bureaux on nous dit qu’il manque le tampon de l’association Aït ouallal. Ce tampon c’est Brahim qu’il l’a et il est quelque part entre Rabat et Tanger. Donc nous comprenons que nous devrons passer la nuit sur place. 

      Nos amis de Tanger nous prennent en charge et nous trouvent une chambre d’hôtel. On se donne rendez-vous pour le lendemain à 8h30 au bureau de la douane.

      3ème contact avec Marie pour lui dire que nous sommes coincés pour la nuit. Elle nous souhaite bonne chance et rappellera demain.

     

       Vendredi 25 Novembre

Après avoir pris un café au bistrot en face de l’hôtel nous partons pour la douane où nous avons rendez-vous avec nos amis de Tanger. Ils arrivent pour l’heure dite, 8 h30, accompagnés de Brahim qui détient le fameux tampon qui va nous permettre de récupérer les papiers à la douane. Puis direction à nouveau vers la circonscription où nous faisons valider nos papiers après être passés dans trois bureaux. Retour à la douane où nous présentons nos papiers qui seront enregistrés et nous avons enfin le sésame qui nous permet de quitter le port. Nous montons satisfaits dans l’ambulance et au moment de franchir le portail un douanier nous rappelle. Que veut-il ? Il n’est pas content que nous partions et nous redemande nos papiers ?? Il se dirige vers les bureaux mais se fait aussitôt houspiller par ses chefs qui nous avaient donné le feu vert. Ouf ! Nous pouvons enfin partir. Nous nous arrêtons à la première station service pour faire le plein de GO et direction l’autoroute. Nous sommes accompagnés de Brahim  qui fera le voyage avec nous.      

Nous sortons de Tanger, grande ville avec de nouveaux quartiers en construction ainsi qu’un grand stade de football. Nous prenons l’autoroute et affichons une vitesse de 110 Km/h. Celle-ci va nous emmener 80 Km après Casablanca dans un certain confort mais ponctuée de multiples péages.Nous prenons la nationale qui nous emmène à Marrakech car l’autoroute est en projet. Changement d’ambiance. Nous rencontrons toute sortes de véhicules qui circulent n’importe comment : piétons inconscients marchant sur la route,  vélos distraits et zigzagants,  mobylettes pétaradeuses, charrettes tirées par des ânes efflanqués,  voitures d’un autre âge crachant des nuages noirs de fumée, camions forts de leur puissance ralentissant à peine en cas de besoin. Mais nous verrons rapidement que notre vie est en sursis car les usagers ne respectent pas le moins du monde le code de la route : dépassement en haut de côte ou dans des courbes, sur ligne continue, excès de vitesse, oubli des clignotants…..Si bien que nous verrons dans cette portion deux accidents impliquant des camions.

Nous arrivons à Marrakech vers 18 h et Brahim appelle un de ses amis qui nous hébergera pour la nuit et mettra le véhicule à l’abri. Nous irons dans un quartier périphérique où nous serons accueillis dans une jolie maison en réfection et où nous dormirons à quatre dans la même pièce à même les tapis. (Je récupère un matelas de brancard qui amortira un peu la dureté du sol). Nous mangerons dans une rue commerçante, dehors, car il fait beau et bon.

 

      Samedi 26 Novembre

Nous repartons de Marrakech vers 9 h. Si la circulation reste dense dans les faubourgs, elle devient très fluide puis rare sur la nationale et ne ressemble en aucun cas à ce que nous avons vu avant Marrakech. Nous attaquons bientôt les pentes de l’Atlas et nous ne roulons plus qu’à 50 Km/h sur une petite route très sinueuse. Las paysages sont magnifiques dans une lumière tamisée. Les bourgades rencontrées semblent dater d’un autre âge par leur pauvreté dans le mode de construction et d’entretien. Les habitants souvent à dos d’âne, travaillent dans les champs. Les labours sont effectués par des charrues tirées par deux ânes ou au mieux un bardot.

Le col est franchi vers 11 h. Le paysage s’est dépouillé, la montagne est pelée aux couleurs rougeoyantes, le vent est fort et froid. Nous arrivons à Ouarzazate vers 13 h  et nous arrêtons au centre de Sécurité Civile où je dois rencontrer le chef de centre au sujet des diplômes. L’accueil est cordial et on nous offre un thé. Cependant le lieutenant ne veut pas prendre la responsabilité de valider les diplômes et me demande de contacter le ministère pour passer une convention avec PoSF.

Nous repartons à 13 h 30 pour la vallée. Arrivée vers 14h00 où nous sommes attendus. Le véhicule est admiré puis nous allons manger. Le déjeuner se poursuivra en une longue discution et nous partons pour le local de l’association où nous rencontrons les membres. Je leur présente nos objectifs. C'est-à-dire la formation de 2 groupes de huit personnes en AFPS du lundi au jeudi. Vendredi verra la formation des conducteurs et ensuite huit personnes pour le CFAPSE.

 

      ARRIVEE AU VILLAGE

Nous sommes arrivés au village par la piste à partir d’El Kalaa. 10 km de piste défoncée et l’on apprécie le véhicule pour ce genre de chemin. Le soir nous nous rendrons à Boumalne du Dadès par la piste à l’est du village. Le terrain est moins accidenté mais la piste est encombrée de cailloux et pierres ce qui limite la vitesse à 40 Km/h maximum. Presque 3/4 d’heure pour parcourir 11 Km.

Nous dormons dans la maison du frère du président qui travaille en France. La nuit est dure car la température descend fortement et il n’y a pas de chauffage dans les maisons.

 

      Dimanche 27 Novembre

Lever à 7h30 ; toilette à l’eau froide. Le petit déjeuner nous est apporté à 8 h. Ensuite je monte dans la salle qui recevra les cours au 1er étage de la maison. C’est spacieux avec un tableau et des chaises dans une partie et des tapis dans une autre où nous pourrons faire des manipulations. Il fait froid, la neige recouvre les sommets environnants et ici, étant à 1 200 m d'altitude le froid est vif et un vent glacial accentue la sensation de froid,  mais je resterai y travailler toute la matinée. Rémi ira visiter les environs et nettoyer l’ambulance pour l’après midi.      

A 15 heures, nous avons rendez-vous à l’autre bout du village pour présenter le véhicule aux chefs des villages et à la population. En plein air des chaises ont été installées ainsi que des bancs et une table où je prends place avec le président. Les femmes sont présentes mais se tiennent à l’écart,  rassemblées contre un mur. Discours et petite allocution de ma part où je remercie tout le monde de leur bon accueil comme il se doit. Visite de l’ambulance. Les gens sont satisfaits.

Nous nous retrouvons ensuite avec les membres du bureau de l’association. Je leur remets les papiers de l’ambulance et règle quelques points de détails concernant l'organisation des formations.

       ð    Un téléphone portable a été acheté pour permettre d’appeler l’ambulance. Le président négocie  pour obtenir un numéro facile à retenir. Un affichage sera fait pour communiquer le numéro à la population.

       ð    Participation aux frais : les modalités de prix ne sont pas encore fixées. Cependant les personnes qui adhèreront à l’association paieront moins cher.

       ð    Des contacts ont été déjà pris avec le directeur de l’hôpital de Boumalne pour négocier le renouvellement du matériel utilisé. Les alèzes pourraient être échangées sur place.

       ð    Organisation des équipes : des équipes de 3 à 4 personnes assureront une permanence 24h/24. Trois garages sont prévus dans trois villages différents en fonction du lieu de résidence des gens d’astreinte.

       ð    Les équipes seront composées d’un « chef d’équipe » détenteur du CFAPSE, d’un ou deux équipiers détenteurs de l’AFPS et d’un conducteur ayant acquis l’AFPS. Dans la mesure du possible une femme sera présente dans l’équipe.

       ð    Un planning de permanence sera édité et affiché dans chaque village.

       ð    Vis-à-vis de la situation des villages, du confort relatif de la piste et des équipements, les transports se feront de préférence sur l’hôpital de Boumalne.

       ð    La demande de transport d’une victime sur un autre hôpital, Ouarzazate ou Marrakech, ne pourra se faire que sur demande du médecin et certificat médical. Les frais seront pris en charge par le demandeur.

 

      Lundi 28 Novembre

 

      1ère FORMATION

Nous démarrons les cours pour 9 personnes. Les locaux sont spacieux mais froids. Nous possédons un tableau blanc, un vidéo projecteur et un PC sur lequel sont enregistrés mes cours.Nous sommes assez agréablement surpris par la bonne compréhension des stagiaires et leur bonne technique gestuelle. Le programme sera passé demain matin mardi et l’après midi sera consacré aux cas concrets. Un ou deux ne maîtrisent pas très bien le français et donc leurs camarades font la traduction si nécessaire. Cela ne me pose pas de problèmes particuliers. Ils sont très attentifs et discutent entre eux après les cours ce qui démontre leur intérêt pour la formation.

 

      Mardi 29 novembre

2e journée. Mes « élèves » sont là avant l’heure, pressés de reprendre la formation. Ils sont très attentifs et discutent beaucoup entre eux pendant les pauses. Je suis un peu surpris de leur rapidité pour comprendre les gestes mais ils ont un bon niveau scolaire. Le programme est fini de passer en fin de matinée. Je leur présente la feuille de bilan qu’ils devront remplir pour toute intervention et la transmettre au médecin de l’hôpital.

L’après midi, travail en cas concrets chacun à leur tour. Très bonnes réactions dans l’ensemble. Fin de la formation à 18 h 15. Je leur annonce qu’ils sont tous admis et qu’une petite remise de diplômes officielle sera organisée.

 

      Mercredi 30 Novembre et jeudi 1er Décembre

 

      2ème FORMATION

Nous avons ce matin 11 candidats au lieu de 8 prévus initialement. Peu importe,  je suis satisfait qu’il y ait quatre jeunes filles qui vont pouvoir participer aux interventions. Trois personnes ne maîtrisent pas correctement la langue française, restent un peu en retrait et ne parlent pas. Il faudra voir en pratique s’ils ont assimilés les gestes. J’ai un message de Marie qui me dit que les diplômes ne pourront pas être validés tout au moins avant mon départ. Je signerai moi-même et ……….Je lui envoie un message pour lui demander la permission d’acheter du matériel pour compléter l’ambulance. Je verrai avec Malika qui fait la formation et est préparatrice en pharmacie.

Jeudi après midi, test et travail en cas concrets. Une jeune fille a plus de difficultés pour maîtriser la situation. Elle ne parle pas du tout le français et n’a sans doute pas tout compris de nos explications. Il faudra qu’elle travaille régulièrement mais bien encadrée elle peut s’améliorer. Les trois autres s’en sont bien tirées et ont passé les tests convenablement.      

Réunion ce soir des membres du bureau qui discutent vivement sur le choix  des conducteurs puis des candidats au CFAPSE. Je tiens à être le dernier décideur.

 

      Vendredi 2 Décembre

 

      Formation des conducteurs de l’ambulance.

Ce matin,  Rémi fait de la théorie en salle avec les six conducteurs. Il explique le fonctionnement général du véhicule mais aussi ses particularités en tant que propulsion 4X4, l’utilisation des petites et grandes vitesses,  son entretien, sa conduite.De mon côté je vais avec Ahmed et Brahim regarder les matériels qu’une ONG a donné à l’association.  Je ne récupère que deux tensiomètres électriques et automatiques qui peuvent être utiles à une infirmière ou à un médecin. Quelques bandes Biflex et une attelle de jambe. 

L’après midi, école de conduite où nous partons avec trois conducteurs sur le plateau. Nous franchissons le gué et arrivons à la route. Nous allons jusqu’à El Kalaa où nous avons des démarches à faire :  

      1°) aller voir Malika à la pharmacie où nous achetons des consommables pour équiper l’ambulance. Nous prenons également quelques médicaments pour subvenir aux besoins exceptionnels locaux.

      2°) acheter du matériel de nettoyage : seau, serpillière, produit désinfectant.

      3°) voir pour trouver des couvertures pour les personnes transportées.

      4°) faire des photocopies des diplômes d’AFPS car je n’en avais fait faire que seize et il y a vingt personnes reçues.

 

      Samedi  3 Décembre

 

Le matin Rémi repart avec les trois autres conducteurs et passera à El Kalaa pour récupérer les produits manquants à la pharmacie. J’en profite pour taper mon rapport et préparer mes cours pour la semaine prochaine.

Bilan conducteurs

L’un est mécanicien, habitué à conduire toutes sortes de véhicules et ne pose pas de problèmes même pour finir de former les autres conducteurs. Trois autres ont une conduite correcte et deux devront, au début, ne conduire qu’en retour d’intervention.

 

      Lundi 5 Décembre

     

CFAPSE sur quatre jours avec huit candidats. A huit heures, tout le monde est présent et nous pouvons commencer la formation. Les participants ont été sélectionnés par les membres du bureau réunis avec mon avis décisif. Latifa est retenue pour suivre les cours. J’ai mis les choses au point pour dire que cette jeune fille devra commander les autres hommes sur intervention lorsqu’elle sera chef d’équipe. D’autre part, elle sera soumise aux mêmes conditions de formation que ses collègues et devra à tour de rôle jouer le sauveteur ou la victime. Les rapports hommes/femmes étant compliqués dans ce pays, je tiens à énoncer clairement les conditions. Après discussion, les membres du bureau décident de maintenir sa candidature ce qui me satisfait.

Certaines parties du programme ne seront pas abordées comme le retrait du casque car, bien qu’obligatoire règlementairement, aucun motocycliste n’en porte et les gendarmes se désintéressent du problème. La procédure radio ne sera pas traitée et la transmission des messages non approfondie. 

Ce soir nous dînons dans « notre » maison avec quatre personnes. Puis d’autres arrivent et nous nous retrouvons seize pour prendre le thé ou le café accompagné de petits gâteaux et de cacahuètes. Tout le monde est là pour fêter le départ de Rémi. Quelques remerciements chaleureux des responsables et remises de cadeaux .

 

      Mardi 6 Décembre

 

C’est le départ de Rémi pour Marrakech où il doit prendre l’avion demain. Pour lui la mission est finie. Lever à 6 h ; il profitera de la camionnette qui emmène les hommes au souk à El Kalaa. De là, accompagné de Mohamed, il partira en taxi jusqu’à Ouarzazate (2,5 € ) Ensuite un autre taxi pour Marrakech (7,5 €) où nous avons retenu une chambre d’hôtel. Le départ en avion est prévu demain matin à 8 heures, donc il doit être présent au plus tard à 6 h 30 à l’aéroport.

Moi je reste à la maison et profite de cette matinée sans formation à cause du souk obligatoire (c’est jour de marché) pour me mettre à jour et préparer mes cours. Reprise cet après midi à 14 h.

Le programme est enseigné normalement ; une personne se détache nettement pour la compréhension (niveau d’étude supérieur en chimie, mais pas de travail dans son pays. Il a également travaillé en France et au Canada.) Cinq suivent correctement et deux dont Latifa me semblent plus justes. Là aussi existe le handicap de la langue.  

 

      Mercredi 7 Décembre

 Reprise des cours à 8 h. Relevages, brancardages au menu. L’après midi, les immobilisations.La responsable de la communication de PoSF m’appelle pour mettre un article sur ma mission dans la prochaine lettre. Il est 11 h 45 et je lui demande de rappeler cet après midi à 16 h au moment de la pause. Elle m’interroge sur l’origine de ma mission, les conditions d’exécution, l’opinion des habitants. J’ai également Marie qui voit si je peux partir lundi à Marrakech et retour mardi matin en France ?  

Après les cours les hommes se réunissent pour préparer la fête de dimanche après midi. 

 

      Jeudi 8 Décembre

Nous attaquons la dernière journée. Le travail a bien progressé et les têtes sont déjà bien remplies.Cet après midi nous faisons le test individuel mais en travail de groupe. Un thème tiré au sort pour chacun qui doit commander son équipe et faire sa manœuvre entièrement. Ils sont comme des collégiens à la veille de passer le brevet, inquiets et excités.  Le test confirmera les capacités de chacun. Le travail est correct pour tous mais des petites choses sont oubliées ou mises en œuvre trop tardivement. Tous auront droit à leur certificat même si en France certains auraient été ajournés.

 

      Vendredi 9  Décembre

 

Nous nous  retrouvons vers 9 h. Mes élèves veulent préparer une manœuvre pour présenter le jour de la fête. Puis nous faisons un inventaire complet de l'ambulance pour la rendre opérationnelle. L'après midi, El Kalaa pour faire des photocopies de diplômes. Je profite d'être avec le président de l'association pour lui demander où en sont les démarches pour la mise en service de l'ambulance. Au sujet de l'immatriculation, c'est le secrétaire qui doit s'en occuper. Cela nécessite d'aller à Ouarzazate soit à 100 kilomètres en taxi. Le véhicule doit passer au contrôle technique à Thénéhir à 55 km, il n'y a pas plus près. L'obtention de la vignette les ennuient car il doivent investir 150 € pour seulement un mois. (Le tarif est le même pour un an ou un mois.) Quand à l'assurance le secrétaire doit s'en occuper en même temps à Ouarzazate.

Je lui fais part de ma contrariété de constater que les démarches ne sont pas déjà réalisées car le véhicule devrait être opérationnel le plus tôt possible maintenant que les équipiers sont formés, que la population connaît son existence et si je reste quelques jours de plus c'est pour les initier en effectuant les premières sorties avec eux.

Je lui dis vouloir rentrer en France et que le véhicule devra être opérationnel avant mon départ, le mardi 12 décembre.

 

      Samedi 10  Décembre

Matin, mise à jour de mes papiers et de mon rapport.Mohamed s'est rendu à Ouarzazate aujourd'hui mais on lui a demandé de présenter le contrôle technique marocain et l'attestation d'assurance pour changer la carte grise. Ce sont les premières démarches qu'ils vont devoir faire.   

 

      Lundi 12  Décembre

Il faudra s'y résoudre mais l'ambulance ne sera pas en service avant mon départ. Est-ce un manque d'anticipation de la part des responsables de l'association ? Est-ce un problème de budget ? Je sais qu'un appel à la souscription a été lancé auprès de la population. Hier, bizarrement, nous n'avons pas vu le secrétaire qui est chargé de valider les papiers officiels de l'ambulance. Les deux raisons sont sans doute complémentaires. Je ne manque pas de leur afficher ma déception en leur disant que si je suis resté trois jours de plus, c'était pour les accompagner dans leurs premières sorties.

 

      Mardi 13  Décembre

Départ à 6 h30 de la vallée pour El Kalaa où je prends un taxi pour Ouarzazate. Une 504 break emmène huit personnes dans un confort relatif, plus grand chose ne fonctionne au tableau de bord,  même pas l'indication de vitesse,  mais le moteur tourne bien et les freins semblent efficaces.J'arrive à la gare routière de Ouarzazate à 10 h. Je dois prendre un autre taxi qui va m'emmener à Marrakech. Il faut attendre que six candidats au voyage se présentent ce qui prendra 3/4 d'heures. Nous nous serrons dans une Mercedes 300, à quatre derrière et deux sur le siège passager avant. Comme cela nous devons faire 200 km et passer l'Atlas à 2 500 m. Il n'est pas question bien sûr de mettre les ceintures de sécurité et le conducteur ne sait pas à quelle vitesse il roule car le compteur de vitesse ne fonctionne pas ainsi que le compte-tours. La police est indifférente à ces problèmes. Son seul souci est de contrôler les excès de vitesses dans les agglomérations. Nous arrêtons à mi route pour casser une croûte. Puis repartons vers Marrakech où nous arrivons vers 15 h 30. Je suis moulu et, marre des taxis, je pars à pied, lourdement chargé,  jusqu'à l'hôtel que j'ai réservé avenue Mohamed V. Ma première envie c'est de prendre une douche chaude pendant une demi heure.

 

      Mercredi 14  Décembre

Lever à 5 h30 pour me rendre à l'aéroport. Un taxi m'y conduit et comme l'embarquement n'a lieu qu'à 7 h 20, j'ai le temps de prendre un petit déjeuner. Départ à 8 h précises dans un Boeing 737 vers Paris.

Arrivée à 12 h 05 sans soucis.

Fin de la mission.

 

 

          C) OBJECTIFS ATTENTS ET NON ATTEINTS

 

Le 12 décembre 2005

Les objectifs principaux ont été atteints soit :

      ð   livraison d'un véhicule sur place en bon état de fonctionnement.

      ð   Livraison d'un véhicule équipé et prêt à effectuer des interventions de secours à victimes, assistance et transport de malades et de femmes en couche.

      ð   Formation de vingt personnes aux gestes de premiers secours devenant des équipiers ambulance.

      ð   Formation de huit personnes au CFAPSE devenant des chefs d'équipes responsables du véhicule.

      ð   Formation de six conducteurs spécialisés dans la conduite et l'entretien d'un véhicule adapté à rouler sur tous chemins.

      ð   Transmission d'un dossier complet permettant l'acquisition par l'association receveuse d'un véhicule de secours équipé (carte grise originale, certificat de don de PoSF, contrôle technique français, certificat marocain de dédouanement et d'exonération de frais de dédouanement)

      ð   L'assurance a été souscrite par le président de l'association le 13 décembre 2005.

      ð   Un numéro de téléphone (073523931) est dédié aux appels de secours et un téléphone portable répondant à ce numéro sera en possession du chef d'équipe de permanence. Des petites affiches annonçant la mise en service de l'ambulance ainsi que le numéro d'appel vont être produites et affichées aux endroits stratégiques  dans les villages.

 

Objectifs non atteints :

     

      ð   La mise en service effective du véhicule n'a pu être réalisée pour les raisons suivantes:

      ð   Le contrôle technique marocain n'a pas été effectué.

      ð   Le changement de carte grise n'a donc pas été effectué.
         ** Ces problèmes doivent être réglés le 15 décembre car les responsables de l'association doivent se rendre à Ouarzazate, soit à 100 km, pour faire ces démarches.

      ð   La vignette n'a pas été acquise.

      ð   Je n'ai pas confirmation de l'organisation des personnes en équipes.

      ð   Je n'ai pas pu rencontrer le Préfet de la région car je n'avais pas de moyen de me déplacer. Le président de l'association l'a, de son côté, vu et il l'a assuré de son soutien à leurs projets. Il était invité à la fête de l'inauguration mais  il n'est pas venu.

      ð   Même chose pour les responsables des hôpitaux de Boumalne et El kalaa.

 

 

          D) PERSPECTIVES

 

*** Suite à une communication téléphonique le 17/12/2005, avec Ahmed Aït Lamalam, conseiller de l’association, le transfert de la carte grise a été effectué après le passage du contrôle technique. La promesse de mettre le véhicule en service le 19 décembre m'a été faite avant mon départ le 13 au matin et j'ai toutes les raisons de le croire.

Il ne fait aucun doute que le véhicule sera utilisé pour rendre service à la population de cinq douars dans le domaine de la santé.Les formations ont été faites sur les bases des modèles français mais adaptées au pays. Le retrait du casque n'a pas été enseigné car dans ce pays aucun cyclomotoriste n'en porte pas plus que la procédure radio car aucun réseau n'existe.

Même si les stagiaires étaient très attentifs et motivés pour apprendre,  il faut penser raisonnablement que les gestes et les bilans risquent de se détériorer au fil du temps si aucun recyclage n'est effectué auprès de ces personnes.Ils n'ont aucun référent pédagogique ni de support papier pour le CFAPSE.

 


J’ai contact avec Marie. Je l’informe de ladifficulté pour les diplômes dont elle va se charger. Sinon tout se passe bien.
i J’ai demandé à Rémi de melister l’ensemble des travaux réalisés avant le départ du véhicule. Nousremettrons un exemplaire au responsable sur place.

 

 

 

Suivi du projet

 

v      Rapport Aït Ouallal

      Voici les rapports faits d'Aït Ouallal suite à l'utilisation de l'ambulance.


09/01/06 Mal à la jambe droite
10/01/06 Douleurs abdominales
18/01/06 Malaise au ventre
20/01/06 Mal de poitrine
14/02/06 Accouchement
06/03/06 Consultation médicale
20/03/06 Accouchement
27/04/06 Accouchement
05/05/06 Brûlure au pied droit
13/05/06 Accouchement
19/05/06 Hémorragie
24/05/06 Mal au côté gauche du ventre

 

 

 
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